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10 erreurs landing page qui tuent vos conversions.

Pas des fautes de débutant. Des défauts d'exécution qu'on retrouve dans 80% des landings B2B qu'on audite, et qui coûtent 20 à 50% de conversion.

Auteur
Équipe Eufya
Publié
15 mars 2026
Mots-clés
cro · landing-page · design
Standfirst

Dix erreurs qu'on retrouve dans 80% des landings B2B qu'on audite. Pas des fautes de débutant, des défauts d'exécution qui coûtent 20 à 50% de conversion. Diagnostic et correctif pour chaque.

§ 01 / 10

Erreur 1 : un titre qui ne dit rien

« The platform for modern teams. » « Unlock your potential. » « The future of work, today. » Si votre titre de hero peut s'appliquer à un CRM, une app RH ou un wiki sans changer un mot, ce n'est pas un titre, c'est un placeholder.

Le job du titre est d'éliminer l'ambiguïté en moins de deux secondes. Le visiteur doit savoir où il est et ce que vous faites. Tout titre qui demande une lecture du sous-titre pour comprendre la catégorie est un titre raté.

Le correctif : forcer le titre à contenir au moins un nom concret (CRM, plateforme d'analytics, marketplace, outil RH, etc.) ou un résultat mesurable (« Automatisez votre facturation en 5 minutes »). Si le titre ne peut pas tenir ce test, il est trop générique.

§ 02 / 10

Erreur 2 : trop de CTAs concurrents

Trois CTAs primaires dans le hero, deux autres dans la nav, un sticky button en bas, et chacun pointe vers une action différente : signup, démo, contact, pricing, blog. Le visiteur ne sait plus quoi cliquer, donc il ne clique rien.

La règle de l'attention résiduelle : à chaque visite, le visiteur a un budget de décisions limité. Plus on lui propose de chemins, plus il consomme ce budget en hésitation. Au bout du compte, il quitte sans rien faire.

Le correctif : un CTA primaire par écran, point. Le secondaire est OK s'il est clairement secondaire (visuellement plus discret, à intention plus basse). Toutes les autres actions deviennent des liens textes dans le footer ou la nav, pas des boutons.

§ 03 / 10

Erreur 3 : la preuve sociale qui ne prouve rien

Cinq logos clients en niveau de gris, sans contexte. C'est devenu un cliché. Personne ne reconnaît trois des cinq, et ceux qui les reconnaissent ne savent pas si ce sont des vrais clients payants ou des comptes gratuits.

La preuve sociale efficace est spécifique. « Utilisé par 300 équipes commerciales en B2B SaaS, dont [logo précis] » est mille fois plus convaincant que « Trusted by leaders worldwide » avec une rangée de logos.

Le correctif : nommer la catégorie d'utilisateurs (« équipes commerciales B2B », « cabinets d'avocats », « marques DTC ») avant les logos. Préférer trois logos contextualisés à dix logos anonymes. Et si vous n'avez pas encore de logos qui en imposent, mieux vaut un témoignage texte spécifique d'un client réel.

§ 04 / 10

Erreur 4 : la fameuse section « features »

Six cards avec icônes Lucide, chacune titrée par un nom de feature (« Real-time sync », « Custom workflows », « Advanced permissions ») suivi d'une description vague. C'est l'anti-pattern de section qui ne convertit jamais.

Le problème : on liste des features, pas des bénéfices. Le visiteur doit faire le travail mental de traduire « real-time sync » en « je n'aurai plus à attendre que mes collègues rafraichissent leur app pour voir mes modifs ». La majorité ne fait pas cet effort.

Le correctif : reformuler chaque feature en bénéfice utilisateur concret. « Sync temps réel » devient « Voyez les modifs de votre équipe sans rafraichir ». « Workflows custom » devient « Adaptez les étapes de validation à votre processus existant ». Trois bénéfices clairs valent mieux que six features énumérées.

§ 05 / 10

Erreur 5 : trop long, trop de sections

Une landing avec quatorze sections, qui scrolle pendant 8000 pixels, en croyant que plus de contenu = plus de conviction. C'est l'inverse : plus c'est long, moins c'est lu.

La courbe d'attention sur une landing est brutale : 70 % des visiteurs ne dépassent pas le premier scroll, 40 % le deuxième, 15 % le troisième. Si votre CTA principal est en section 8, vous l'avez caché à 95 % de votre audience.

Le correctif : viser 5 à 7 sections maximum pour une landing B2B classique. Hero, bénéfices, preuve, produit en action, pricing, FAQ, CTA final. Toute section qui ne sert pas la conversion peut être déplacée vers une page secondaire (about, blog, doc).

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§ 06 / 10

Erreur 6 : le pricing caché ou flou

« Contact us for pricing » sur un produit qui clairement coûte moins de 1000 €/mois, c'est un signal de friction. Le visiteur qui veut comparer trois outils n'a pas le temps de remplir trois formulaires pour avoir trois devis.

Le pricing caché se justifie pour de l'enterprise complexe (>50 k€ ACV) où le devis dépend réellement du périmètre. En SMB et mid-market, c'est juste un frein qui éjecte les prospects qualifiés vers vos concurrents transparents.

Le correctif : afficher au minimum un point de départ (« à partir de 49 €/mois ») même si le pricing final est sur-mesure. Ou afficher 2-3 tiers indicatifs avec « contact pour enterprise » pour la suite. La transparence est un avantage commercial en 2026.

§ 07 / 10

Erreur 7 : la FAQ qui ne répond pas aux vraies objections

« Qu'est-ce que [produit] ? », « Comment ça marche ? », « Est-ce facile à utiliser ? ». Ce genre de FAQ est un remplissage qui ne sert personne. Les vraies questions du prospect sont absentes.

Les vraies objections sont : combien ça coûte vraiment quand on ajoute les options, est-ce que ça s'intègre avec ce que j'ai déjà, qu'est-ce qui se passe si je veux annuler, est-ce sécurisé pour mes données clients, combien de temps pour la prise en main réelle, est-ce que vous avez des clients dans mon secteur.

Le correctif : lister les 10 objections réelles entendues en appel commercial, puis garder les 5 plus fréquentes en FAQ avec des réponses précises et honnêtes. Une FAQ qui adresse les vraies frictions convertit. Une FAQ générique fait du bruit.

§ 08 / 10

Erreur 8 : performances et mobile négligés

Score Lighthouse à 42 sur mobile, LCP à 4.8 secondes, images en PNG 2 MB chacune. La landing est joliment designée, mais elle ne charge pas. Sur mobile, où la moitié du trafic arrive en 4G dans le métro, vous perdez 30 à 50 % des visiteurs avant qu'ils ne voient quoi que ce soit.

La performance n'est pas une question d'esthétique, c'est une question de revenu perdu. Chaque seconde de latence ajoutée coûte mesurablement en conversion, indépendamment du marché.

Le correctif : score Lighthouse > 90 en performance et accessibility comme seuil non-négociable. Images en WebP/AVIF, lazy loading sur tout ce qui n'est pas dans le viewport initial, fonts en font-display: swap, max deux fonts deux poids. Testez sur un vrai téléphone milieu de gamme en 4G, pas sur votre MacBook en fibre.

§ 09 / 10

Erreur 9 : pas de hiérarchie de contenu

Tous les titres ont la même taille, tous les paragraphes ont le même poids visuel, tous les boutons ont le même style. Le visiteur ne sait pas quoi lire en premier, donc il scanne, ne trouve pas de point d'ancrage, et part.

La hiérarchie visuelle, c'est l'autoroute de lecture qu'on construit. Le H1 est massif. Le sous-titre est lisible mais plus discret. Les bénéfices ont une typo claire avec un poids fort. Les détails sont en plus petit. Les CTAs ont une couleur distinctive. Sans cette hiérarchie, la page est une bouillie.

Le correctif : un rapport de taille de 4 à 5x entre le H1 et le body text. Pas plus de quatre tailles de texte dans toute la page. Les CTAs primaires ont une couleur d'accent qui n'apparaît nulle part ailleurs. Si tout est important, rien ne l'est.

§ 10 / 10

Erreur 10 : absence de signature visuelle

Inter, gradient violet, hero centré, trois cards features. Le site est correct, mais il n'a aucune raison d'être mémorable. Trois jours après la visite, personne ne se souvient à quoi il ressemblait.

La signature visuelle, c'est ce qui fait qu'on reconnaît un site sans son logo. Stripe a ses gradients animés et son rythme typographique. Linear a ses détails de UI précis et sa palette froide. Notion a son écriture script et ses émojis. Sans signature, on est un nom de plus dans la liste.

Le correctif : choisir une combinaison de fonts qui n'est pas Inter par défaut, une palette qui sort des gradients standards, un détail récurrent (underline custom, numérotation de sections, motif de fond subtil) qui revient dans toute la page. Une signature, ce n'est pas du flair gratuit, c'est de la mémorabilité commerciale.

Tags#cro#landing-page#design#conversion

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